La dictature des Duvalier,
40 ans plus tard :
mémoires, histoire, héritages

Frédéric Barriault est doctorant en sciences des religions à l’Université du Québec à Montréal, où il complète une thèse sur la trajectoire spirituelle, intellectuelle et politique du jésuite Jacques Couture (1929-1995). Spécialiste de l’histoire du catholicisme québécois, ses recherches s’intéressent au christianisme social et aux mobilisations de la gauche chrétienne, en solidarité avec les mouvements sociaux québécois, dans la deuxième moitié du 20e siècle. Avec un souci marqué pour l’histoire des solidarités internationales des catholiques québécois·es.

Jean-Philippe Belleau est spécialiste de l’Amérique latine et anthropologue social travaillant sur le Brésil. Avant de rejoindre l’Université du Massachusetts à Boston (UMass Boston), il a travaillé pendant une dizaine d’années dans les domaines des droits de la personne et du développement auprès de l’OEA, des Nations Unies, d’ADF, du PNUD et de diverses ONG, dont Viva Rio et IFES. Il a dirigé le Fonds pour l’éducation aux droits de la personne en Haïti et a été conseiller politique auprès du chef de mission de l’OEA en Haïti. Il est membre du comité éditorial de la collection Studies in Christian Mission (Brill).

Virginie Belony est professeure adjointe au Département d’histoire de l’Université de Montréal et historienne spécialiste des Caraïbes contemporaines. Ses recherches portent principalement sur l’histoire d’Haïti, avec un intérêt particulier pour la pensée intellectuelle haïtienne avant 1957, les récits de mémoire partagée après des périodes de violences étatiques et la construction de la mémoire collective en contexte diasporique. Elle est également directrice de la Revue d’histoire haïtienne, une publication annuelle.

Photographe, Kesler Bien-Aimé est détenteur d’un doctorat en ethnologie et patrimoine du département des sciences historiques de l’Université Laval. Rattaché au Programme de maitrise : histoire, mémoire et patrimoine (P-HMP) de l’Université d’État d’Haïti, il est le spécialiste de programme Culture à la Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO. Membre du Comité scientifique de l’Institut du patrimoine culturel (IPAC) de l’Université Laval, membre de l’Association canadienne d’ethnologie et de folklore (ACEF/FSAC), Kesler Bien-Aimé est également membre de l’Axe 3 du Laboratoire : Langages. Discours. Représentations (LADIREP). Directeur des études culturelles et patrimoniales à l’Institut haïtien | patrimoine & tourisme (INAPAT), ses intérêts de recherche portent sur la pédagogie [dé]coloniale et les modes d’appropriation de l’héritage colonial dans les territoires postcoloniaux.

Jean-Jacques Cadet, Docteur en philosophie de l’Université Paris VIII, est enseignant-chercheur à l’Université d’État d’Haïti et à l’Université Quisqueya. Actuellement, il est chercheur invité au Laboratoire de Changement Social et Politique (LCSP) de l’Université Paris-Cité. Il est aussi Directeur de programme au Collège International de Philosophie (Paris) et membre du comité de rédaction de la revue Rue Descartes (CIPH). Ses champs de recherche sont les suivants : Pensées marxistes, philosophe sociale, écologie et sciences ouvertes.

Jean Odelin Casseus, est doctorant en urbanisme et amenagement du territoire en troisième année au Laboratoire Environnement Ville et Société (EVS) afilié à l’ED483 Sciences Sociales, INSA-Lyon. Il est détenteur d’un master en Gouvernance et management public et d’une licence en science politique. Il est également enseignant à l’Université en Haïti (IERAH, CEDI, UPBAS et IGGEP). Il a un article preprint publié dans HAL et a publié un ouvrage en 2024. Il a par ailleurs lancé une jeune maison d’édition qui a déjà publié trois ouvrages.

Marvin Chochotte est historien de la Caraïbe et de l’Amérique latine, et plus largement des dynamiques politiques interaméricaines sous influence états-unienne. Ses travaux portent sur les thématiques historiques de l’esclavage, de la liberté, de la paysannerie, de la démocratie agraire, de l’intervention étrangère et de l’autoritarisme en Haïti. Son ouvrage à paraître explore ces thèmes dans l’histoire haïtienne et la manière dont ils ont façonné le contexte historique de l’ascension et de la chute de la dictature de François et Jean-Claude Duvalier, l’un des régimes les plus brutalement répressifs de l’histoire caribéenne. Il s’intéresse plus particulièrement aux transformations du rapport entre mobilisations paysannes, intervention étrangère et autoritarisme au XXe siècle.

Sara Del Rossi est enseignante-chercheuse à l’Institut d’Études Romanes de l’Université de Varsovie. Membre des groupes de recherche ECO/EGO et MICROFORMA, elle est auteure de l’ouvrage Où va le kont ? Dynamiques transculturelles de l’oraliture haïtienne (L’Harmattan, 2022) et de plusieurs articles sur l’oraliture haïtienne et ses formes contemporaines. Ses travaux de recherche s’inscrivent dans une perspective intersectionnelle et décoloniale, et portent également sur les littératures autochtones d’expression française, les écritures (post)migrantes, le théâtre, les formes néo-orales, ainsi que la littérature d’enfance et jeunesse. Elle a dirigé le numéro monographique René Depestre, de la lumière face à la barbarie (Interculturel Francophonies, n° 47, 2025) ainsi que le numéro Haïti de la revue Cahiers ERTA, consacré aux relations intermédiales entre Haïti et le Québec (n° 44, 2025).

Milcar Jeff Dorce est docteur en droit (Université de Bordeaux) et actuellement chercheur postdoctoral en droit (Université Laval). Il a également complété une maîtrise en droit public (Université Toulouse Capitole) et une double licence en droit et sociologie (Université d’État d’Haïti). Il a publié plusieurs chapitres d’ouvrages et une vingtaine d’articles scientifiques dans des revues à comité de lecture en France (Revue de l’arbitrage), au Canada (Annuaire canadien de droit international), aux États-Unis (Harvard International Law Journal), au Royaume-Uni (Journal Transnational Dispute Management), en Asie (Asian Yearbook of International Economic Law) et en Amérique latine (Revue Brésilienne d’Arbitrage ; Études caribéennes, etc.).

Orso Antonio Dorelus est licencié en histoire de l’art et archéologie à l’Institut supérieur d’études et de recherches en sciences sociales (IERAH/ISERSS), Université d’Etat d’Haïti(UEH), il est aussi diplômé en master philosophie esthétique contemporaine des arts et de la culture à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis. Actuellement, il est professeur à l’Université d’Etat d’Haïti.

Robert Fatton Jr. est professeur émérite Julia A. Cooper en gouvernement et affaires étrangères au Département de sciences politiques de l’Université de Virginie. Il a été président du département de 1997 à 2004 et doyen associé de l’École supérieure de l’Université de Virginie de 2010 à 2012. Auteur de plusieurs ouvrages et nombreux articles scientifiques, il a notamment publié Black Consciousness in South Africa (1986), The Making of a Liberal Democracy: Senegal’s Passive Revolution, 1975-1985 (1987), Predatory Rule: State and Civil Society in Africa (1992), Haiti’s Predatory Republic: The Unending Transition to Democracy (2002), The Roots of Haitian Despotism (2007) et Haiti: Trapped in the Outer Periphery (2014). Il a également coédité The Future of Liberal Democracy: Thomas Jefferson and the Contemporary World (2004) et Religion, State, and Society (2009). En 2011, il a reçu le Prix d’excellence de la Haitian Studies Association pour son « engagement et sa contribution au développement des études haïtiennes pendant près d’un quart de siècle ».

Mickenson François est postdoctorant à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il a réalisé une thèse de doctorat en Histoire à l’Université de Tours, en France, sur les relations entre l’État, l’Église et les élites haïtiennes au XIXe siècle. Ses recherches postdoctorales portent sur les dynamiques transnationales du christianisme entre Haïti et le Québec à partir de la deuxième moitié du XXe siècle.

Henning Hufnagel est maître-assistant HDR et Privat-Dozent en littérature romane à l’Université de Zurich. Ses principaux domaines de recherche sont la narratologie transmédiale et transgénérique, les rapports entre littérature et histoire du savoir, les phénomènes de contact transculturel, ainsi que les questions d’intermédialité et d’interaction entre les arts, notamment dans les littératures française et francophone, ainsi qu’italienne et italophone. Il est actuellement chercheur invité au Project Narrative de l’Ohio State University (Columbus, États-Unis).

Jean-Claude Icart est chercheur indépendant et ancien professeur associé au Département de sociologie de l’UQAM. Ses recherches portent sur la

reconnaissance et la gestion de la diversité. Il est également reconnu pour son engagement en formation et en accompagnement dans des domaines tels que l’organisation communautaire, les relations interculturelles, l’immigration et les réfugiés, les droits humains et le développement international.

Chantal Ismé, titulaire d’un diplôme en génie électromécanique avec une double majeure en littérature française, d’une maîtrise en études urbaine, fit également des études au niveau de la maîtrise en développement urbain et régional. Féministe engagée dans la lutte depuis son pays d’origine, Haïti, elle continue à s’y intéresser au Québec, en particulier sur la problématique du racisme et de l’exploitation sexuelle. Ainsi, on la retrouve sur le CA elle a été membre du CA dont elle fut la présidente du Mouvement contre l’Inceste et le viol, elle est actuellement la présidente du CA de la CLES ou elle travailla pendant 9 ans. Elle y a supervisé et participé à des recherches sur le vécu des femmes victimes de l’exploitation sexuelle. Elle est engagée dans la lutte avec Femmes de Diverses Origine depuis 2010.

Kenley Jeanty a débuté ses études universitaires à l’Université d’État d’Haiti (UEH). Il est détenteur d’une double diplomation en sociologie. D’abord, une licence à la Faculté des sciences humaines (FASCH), puis, d’une maîtrise à l’université d’Ottawa. Il a aussi une formation en philosophie à l’École Normale Supérieure (ENS). Ses préoccupations intellectuelles consistent à interroger et comprendre l’actualité politique haïtienne, autrement dit, la période post-dictature. Ses travaux s’inscrivent à la croisée de la sociologie politique, de l’histoire culturelle et de la philosophie politique. Mes travaux de recherches portent sur plusieurs domaines. Parmi lesquels : religion, laïcité et transition démocratique; conflits mémoriels, trauma et lien social.

Nazaire Joinville est doctorant en sciences du langage à l’Université de Sherbrooke, avec une spécialisation en sociolinguistique. Il est titulaire d’une maîtrise en cultures et espaces francophones (option linguistique) à l’Université Sainte-Anne ainsi que d’un baccalauréat en communication sociale à l’Université d’État d’Haïti. Ses travaux de recherche portent principalement sur les idéologies et représentations linguistiques, les dynamiques de contact de langues dans les contextes francophones et créolophones. Par ailleurs, il s’intéresse à la culture haïtienne, en particulier à la musique, qu’il aborde à travers une approche croisant ethnomusicologie et sociolinguistique.

Lefranc Joseph, est sociologue et spécialiste des études urbaines, professeur à l’Université d’État d’Haïti et professeur invité à l’Université d’Ottawa. Chercheur au Centre haïtien de recherche en sciences sociales (CHARESSO), il travaille sur les politiques urbaines, les dynamiques territoriales et les formes de pouvoir en Haïti. Il est l’auteur de Sociologie de Port-au-Prince et prépare Urbanisme en Haïti : Sociologie historique des normes et production de la ville (à paraître en 2026).

Jean Kesner Fleursaint est doctorant en littératures française et francophones à l’Université de Limoges. Il enseigne également les lettre modernes à l’Académie de Versailles. Ses recherches touchent à la question de l’égalité et de l’équité de genre. Cette approche fait écho aux enjeux des droits humains dans la construction d’une société juste et impartiale. Il s’intéresse également au champ des études de genre dans le monde francophone, en particulier à la représentation du corps dans les espaces sociaux et symboliques.

Ghada Khammassi est professeure de français et doctorante en littérature et civilisation françaises. Ses recherches s’inscrivent dans une approche sociocritique, psychocritique et idéologique des œuvres littéraires. Elle s’intéresse aux relations entre littérature, société et idéologie, ainsi qu’aux enjeux culturels et politiques de la production littéraire. Son parcours entre enseignement secondaire et supérieur nourrit une réflexion sur les liens entre recherche, pédagogie et transmission des savoirs.

Sabine Lamour est sociologue, spécialisée en études féministes et de genre dans les contextes haïtien et caribéen. Elle est titulaire d’un doctorat en sociologie de l’Université Paris 8 et professeure à l’Université d’État d’Haïti depuis 2017. Elle a également été professeure invitée à Brown University (États-Unis) et est actuellement chercheuse invitée à l’Institut d’études féministes et de genre de l’Université d’Ottawa. Ses travaux se situent à l’intersection de la sociologie du genre, de l’histoire sociale et des études afro-diasporiques. Depuis plus de dix ans, elle explore les dynamiques des inégalités de genre, les trajectoires sociales et politiques des femmes haïtiennes, les formes de mémoire collective et les héritages de la colonialité, privilégiant une perspective subalterne et transnationale attentive à la production de savoirs dans les mondes noirs et caribéens. Elle est l’auteure de Imaginer le féminisme haïtien : Enjeux théoriques et épistémologiques (2025) et coautrice de Déjouer le silence : Contre-discours sur les femmes haïtiennes (2018), deux ouvrages de référence pour comprendre l’historicité et les recompositions contemporaines du féminisme en Haïti.

Kedma Louis est docteure en Études politiques à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), Paris. Elle a fait des études de master en sociologie et philosophie politique à l’Université Paris Diderot. Ses recherches portent sur des thématiques suivantes: dictature, Duvalier, mémoire collective, histoire, lieu de mémoire, archives et traces, oralité et écriture, amnésie, oubli et exonostalgie. Elle est l’auteure de ««Memory in Haiti. Cazal’s Place de la résistance: a lieu de mémoire of the dictatorship (1957-86), revue Témoigner: entre Histoire et mémoire, 135, 2022».

Fritz-Gerald Louis est doctorant en muséologie, médiation et patrimoine à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il est titulaire d’une licence en histoire de l’art et archéologie de l’Université d’État d’Haïti (UEH) et d’une maîtrise en histoire, mémoire et patrimoine, réalisée en partenariat entre l’UEH et l’Université Laval (Québec). Chargé de cours à l’UEH, il est membre du Centre de recherche Culture-Arts et Sociétés (CELAT), de l’Institut du Patrimoine de l’UQAM, de l’Institut du patrimoine culturel (IPAC) et de l’Association des musées de la Caraïbe (AMC). Ses recherches portent principalement sur les collections muséales et leur rôle dans la transmission de la mémoire et du patrimoine.

George Eddy Lucien est professeur à l’Université d’État d’Haïti, à l’Université Quisqueya et est également Professeur invité à l’Université d’Ottawa. Il est titulaire d’une Habilitation à Diriger de la Recherche en Géographie de l’Université de Paris 8 et a fait également une thèse en Histoire urbaine à l’Université de Toulouse, Le Mirail et un post-doctorat en études urbaines à l’Université du Québec à Montréal. Il dirige actuellement le Laboratoire dynamique des mondes américains (LADMA, École normale supérieure de Port-au-Prince), est responsable du master de Géographie, École Normale Supérieure/Paris et codirige également le département d’Histoire (ISERSS/Université d’État d’Haïti). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont en 2023, Le lieu à l’épreuve de la complexité appropriations et usages chez Joseph Anténor Firmin.

Danièle Magloire est sociologue et militante féministe engagée dans la défense des droits humains en Haïti. Ses travaux et son action portent principalement sur les droits des femmes, la lutte contre les violences de genre, l’accès à la justice et le développement démocratique. Elle est dirigeante de l’organisation féministe Kay Fanm (Maison des femmes), spécialisée dans la prise en charge des violences faites aux femmes, et coordonne la Concertation nationale contre les violences faites aux femmes. Elle est également impliquée au sein du Collectif contre l’impunité, notamment dans les démarches judiciaires liées à l’affaire Duvalier, ainsi qu’à la FOKAL (Fondation connaissance et liberté). Elle intervient par ailleurs comme consultante auprès d’organismes nationaux et internationaux sur les questions de genre.

Michelle E. J. Martineau est docteure en science politique (UdeM), titulaire d’une maîtrise en science politique (UQÀM) et d’une maîtrise en droit public français (Université des Antilles – Guadeloupe). Elle est également chargée de cours au Département de science politique de l’UQÀM et fondatrice, depuis 2020, du blogue identitescaraibes.org, un site dédié aux questions nationales, ethniques et identitaires de la région Caraïbe. Ses intérêts de recherche gravitent autour des questions de la colonisation, la décolonisation, l’identité, le nationalisme, la géopolitique caribéenne, la race, l’ethnicité, les études féministes mais aussi les relations internationales.

Ulysse Mentor est docteur en littératures française, francophones et comparée de l’Université Paris 8. Sa thèse de doctorat s’intitule Le roman haïtien (1915-2015) : Un siècle d’écriture à l’épreuve des violences historico-politiques. Ses recherches explorent les écritures littéraires des violences politiques en contexte de dictature et de meurtre de masse, les dynamiques de genre, les reconfigurations des canons littéraires et les imaginaires écopoétiques dans les littératures caribéennes, à l’intersection des études culturelles, postcoloniales et écocritiques. Il a récemment soumis un article intitulé « Le roman haïtien de la dictature: écritures mémorielles et subversion des catégories génériques » à la revue Recherches francophones. Son article « Haïti: point focal du diversel glissantien? » fera partie d’un dossier sur Édouard Glissant qui paraîtra prochainement dans la revue Europe. Il a par ailleurs publié « Claire entre conformisme et révolte, une lecture d’Amour de Marie Vieux-Chauvet » (Revue Legs et Littérature, Marie Vieux-Chauvet, n° 8, 2016) et « Persistance et évolution du regard de et sur l’Autre dans le roman haïtien »  (Revue Legs et Littérature, Identités, races et couleurs, n° 11, 2018). Il a participé à la coordination d’un numéro de la Revue Legs et Littérature consacré à Jacques Stephen Alexis en 2022.

Julien Mérion est docteur en science politique et membre du Laboratoire CAGI (Centre d’Analyse Géopolitique et Internationale) à l’Université des Antilles, campus de Guadeloupe. Il a étudié le droit et les sciences politiques en Guadeloupe et à Paris (La Sorbonne). Ses recherches portent sur le pouvoir local et la société civile, la coopération et l’intégration régionale dans les Caraïbes, les idées politiques et les comportements politiques. Il est l’auteur et le co-auteur de plusieurs ouvrages, dont La question statutaire en Guadeloupe, Guyane et Martinique (avec Claude Emery, Fred Reno et Jean-Pierre Sainton, 2000) et L’émigration haïtienne dans la Caraïbe (avec Auguste Joint, 2010).

Francesca Mintor est étudiante en deuxième année de master littérature et transculturalité à l’École Normale Supérieure de l’Université d’État d’Haïti. Son mémoire de licence intitulé « La dissidence face au totalitarisme dans le roman dystopique : une lecture de 1984 de George Orwell », a nourri son intérêt pour les univers oppressifs et les mécanismes de résistance. Ses recherches actuelles explorent les stratégies narratives de la dissidence dans les représentations des dystopies totalitaires et les figurations de la dictature.

Derne Darelle Moutoula Niengou est doctorante à l’Université Paris 8 sous la direction de Claire Joubert. Sa thèse est actuellement intitulée : « le réexamen de la notion de littérature nationale dans l’écriture d’Edwidge Danticat ». Rattachée au laboratoire TransCrit, elle est l’auteure de l’article « Le massacre dans la peau : corps et corpus dans The Farming of Bones d’Edwige Danticat » (2023) paru dans les Cahiers du CRINI. Elle a fait partie du comité d’organisation du colloque international « Re-situer et restituer Haïti : nouvelles connexions » qui s’est tenu les 4 et 5 avril 2024 à la Maison de la recherche de l’Université Paris 8 et dont les actes de colloque sont présentement en cours de publication par les Presses Universitaires de Vincennes.

Michèle Oriol est docteure en sociologie de l’Université Paris VII-Jussieu et licenciée en ethnologie de l’UEH. Elle est secrétaire exécutive du Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIAT) depuis 2011 et consultante indépendante sur des projets de développement rural, d’aménagement du territoire et de protection de l’environnement. Elle a enseigné à l’Université Quisqueya et à l’Université d’État d’Haïti, où elle a dirigé le programme de maîtrise en histoire, mémoire et patrimoine/criminologie. Membre fondatrice de la Fondation pour la Recherche Iconographique, elle a contribué à plusieurs expositions et publications sur l’histoire d’Haïti. Elle a été faite chevalier de la Légion d’Honneur en 2018 et a reçu l’Ordre du mérite agricole en 2009.

André Yves PIERRE est titulaire d’un doctorat en histoire sociale de l’Université fédérale du Pará (Brésil). Il est actuellement professeur d’histoire à l’Université d’État d’Haïti (UEH) et de géopolitique à l’Institut Universitaire des Sciences (IUS). Il a publié des articles dans des revues scientifiques au Brésil et en Haïti. Ses principaux centres d’intérêt sont l’histoire des femmes, les questions raciales, les transports, les migrations et la révolution haïtienne.

Emeline Pierre est professeure adjointe au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur la littérature des Caraïbes, le polar et l’écocritique. Elle a publié différents ouvrages, parmi lesquels Le polar de la Caraïbe francophone (2024), Le caractère subversif de la femme antillaise dans un contexte (post)colonial (2008). Elle a également fait paraître des œuvres littéraires, Bleu d’orage (2010) et Les découvertes de Papille au Bénin (2013). Ses articles récents comprennent « Caribbean and magical-religious thriller : in search of a poetics of the infungible narrative » (2025), « Les contes d’Ida Faubert à l’épreuve de la violence  » (2025), « Les préoccupations écologiques du polar de la Caraïbe francophone » (2023) et « Figures de la violence dans le polar caribéen francophone » (2022).

Célia Romulus est Professeure-adjointe à l’Institut d’études féministes et de genre, École de Développement International et Études Mondiales de l’Université d’Ottawa. Sa recherche et son enseignement s’inspirent de l’éducation anti-oppression et antiraciste ainsi que des afroféminismes et du féminisme décolonial. Ils explorent des questions liées au genre et à la politique de la mémoire, aux migrations, à la citoyenneté, à la violence politique et aux méthodes interdisciplinaires. Célia Romulus a travaillé comme directrice de programme dans les domaines de la violence sexiste dans les espaces publics et de la réforme du secteur de la sécurité pour ONU Femmes, l’entité des Nations Unies dédiée à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes. Elle continue à travailler en tant que consultante et formatrice sur des questions liées à l’anti-oppression, l’antiracisme, les féminités/masculinités noires et l’intégration du genre dans les politiques publiques et dans le développement.

Obed Sanon est étudiant en master de philosophie au sein du programme Philosophie et transculturalité de l’École normale supérieure de Port-au-Prince. Il est également titulaire d’une licence en droit obtenue à l’Université de la Fondation Aristide. Ses recherches portent sur l’épistémologie et ses enjeux politiques, en particulier dans le cadre des régimes démocratiques post-autoritaires. Lauréat du Prix Robert Marcello, décerné par la Commission nationale de passation des marchés publics, il a été distingué pour un article portant sur les marchés publics et l’accès des petites et moyennes entreprises. Il a publié un résumé intitulé « Lire Après la finitude de Quentin Meillassoux » dans le journal L’Avant-Gardiste (consulter l’article). En 2022, il a participé à un colloque destiné aux étudiants en diplomatie et relations internationales, organisé autour du thème « La Chine populaire, entre mythes et réalités ». Cette initiative, portée par BOYARD Consulting en partenariat avec le Laboratoire de recherche sur l’Asie de l’INAGHEI, a été l’occasion pour lui de présenter une communication intitulée « La réalité des droits de l’homme en Chine : entre exposition de faits et interprétations idéologiques » (lien vers le texte).

Chloé Savoie-Bernard (elle-she) est écrivaine, chercheuse, artiste et traductrice. Après avoir été professeure à l’Université Queen’s, elle occupe maintenant un poste de professeure de littérature à l’Université du Québec à Montréal. Ses intérêts de recherche comprennent les féminismes contemporains, les études noires et la recherche-création. Elle a écrit plusieurs livres, dont Des femmes savantes (nouvelles, Triptyque, 2016, finaliste au Prix littéraire des collégiens et mention d’honneur du Prix Adrienne-Choquette de la nouvelle) et Sainte Chloé de l’amour (2021, Hexagone, Finaliste du Prix des libraires et au Gala Dynastie ; 2024, Éditions du Castor Astral). Chez Triptyque, elle a aussi dirigé le collectif Corps (2018). En outre, elle développe une pratique en arts vivants et en performance qui l’a amenée à faire plusieurs résidences au Canada. Comme traductrice, elle a accompagné les œuvres de Myriam Chancy, Audre Lorde et Tessa McWatt, entre autres, pour des maisons d’édition canadiennes et françaises.

Ronald Selbonne, écrivain, docteur de littérature générale et comparée (Émergence d’un discours-pays dans la littérature guadeloupéenne : l’exemple de la poésie (1946-1986) sous la direction de Lambert Félix Prudent et d’Odile Hamot, Université des Antilles, 2024), certifié de Lettres modernes. Ouvrages : Ronald Selbonne (sous la direction), Sonny Rupaire, fils inquiet d’une igname brisée, préface de Maryse Condé, Pointe-à-Pitre, éditions Jasor, 2013 ; Ronald Selbonne, Albert Béville alias Paul Niger : une Négritude géométrique, préface de Christiane Taubira, Matoury, Ibis rouge éditions, 2013 ; Ronald Selbonne, Marigalanteries. Marie-Galante à travers les textes, préface de Jack Bade, Pointe-à-Pitre, éditions Jasor, 2021 ; Ronald Selbonne (sous la direction), Autopsie d’un crash aérien. 22 juin 1962-Deshaies-Guadeloupe, Pointe-à-Pitre, éditions Jasor, 2022.

Afellah Tariq est Maître de Conférences HDR à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, chercheur en littérature comparée et en interculturel, il est l’auteur d’une thèse sur Le traitement du culturel dans le roman marocain de langue française. Membre de l’Association Européenne d’Études Francophones, membre permanent au laboratoire « Langue et Humanités » à l’Université Cadi Ayyad au Maroc. Il est également membre associé au « Laboratoire d’Études et de Recherches sur l’Interculturel » de l’Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida. Ses travaux de recherche portent sur l’interaction entre la culture, la langue et la littérature, avec un intérêt particulier pour les enjeux interculturels dans les littératures francophones.

Kessie Theliar-Charles est une artiste-chercheuse, affiliée au CIDIHCA (Centre international de documentation et d’information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne). Sa pratique prend forme à travers la recherche-création, fusionnant histoire orale et archivistique pour conserver et rendre accessible les différents récits des diasporas haïtiennes et caribéennes. Plus largement, elle se concentre sur la récupération, la préservation et la diffusion de l’héritage des artistes visuels afro-descendants qui ont été et continuent d’être actifs à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal.

Jean-Marie Théodat est géographe, agrégé et docteur en géographie. Il est maître de conférences à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et professeur à l’Université d’État d’Haïti. Ses recherches portent sur les aires économiques et culturelles, la mondialisation, la géopolitique, les Antilles et la Caraïbe, Haïti et la République dominicaine, ainsi que sur des thématiques historiques et sociales telles que l’esclavage, la colonisation, les frontières et la créolisation. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Haïti et la République dominicaine (1804-1916) : une île pour deux (Éd. Karthala, 2003) et Haïti-France : les chaînes de la dette. Le rapport Mackau (1825) (2021)

Valérie Sagine Toussaint est étudiante à la maîtrise en science politique à l’UQAM. Ses recherches portent sur les migrations intra-caribéennes, les violences institutionnelles, le féminisme noir, la misogynoire et la citoyenneté différenciée.

Alessia Vignoli est enseignante-chercheuse à l’Institut d’études romanes de l’Université de Varsovie, membre du Centre de recherche en civilisation franco-canadienne et en littérature québécoise et du groupe de recherche ECO/EGO. Ses recherches portent sur les littératures des pays francophones du continent américain, en particulier des Caraïbes, du Québec et de la Louisiane. Elle s’intéresse à la lecture écocritique décoloniale du roman francophone caribéen, à la représentation des catastrophes naturelles et des identités non-normatives ainsi qu’à l’interaction entre la violence à l’égard des minorités, les traumatismes transgénérationnels et la transmission de la mémoire. Elle est l’auteure du livre La catastrophe naturelle en littérature : écritures franco-caribéennes (2022)

Clorinde Zephir est professeure de lettres et de philosophie née au Cap-Haïtien. Elle a poursuivi ses études supérieures à l’Université de Nice et à Paris IV Sorbonne. Elle a enseigné en Haïti, en France, en Côte d’Ivoire et au Brésil. Formateure et militante culturelle, elle est fondatrice de l’organisation ENFOFANM (1987) et du journal Ayiti Fanm (1991), dédiés à la promotion des droits des femmes et de l’éducation. Ses travaux et engagements portent sur l’éducation, la formation et la valorisation de la culture et de l’histoire haïtiennes.